UBA Magazine No13 2026 Revue

93 Magazine de l ’ Union Des Banques Arabes Nominations et gouvernance bancaire Les compétences et les institutions au cœur de l’exécution La dernière session a consacré une place centrale au renforcement des capacités et à la coopération économique et bancaire arabe. Elle a associé des représentants de la Banque centrale de Syrie, du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), de Data Gear et de Vidia Insight. La présentation du PNUD développe une approche qui lie les besoins de formation à la capacité des institutions à conduire les réformes et à exécuter les projets de redressement. Dans le secteur financier, cette approche privilégie des parcours professionnels structurés, des certifications spécialisées et l’apprentissage entre pairs. Les besoins couvrent la supervision fondée sur les risques, la gestion du crédit et de la trésorerie, l’audit interne, les paiements et la protection des consommateurs. Ils concernent aussi l’évaluation des projets, leur montage financier et les compétences nécessaires à la préparation de partenariats avec des investisseurs. Le PNUD souligne également que la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme doit mobiliser l’ensemble de l’écosystème national. Les banques et les autorités de supervision ont besoin de travailler avec les administrations, les autorités judiciaires, les acteurs des transferts de fonds et les professions concernées par les obligations de vigilance. L’évaluation des risques, l’identification des bénéficiaires effectifs et la qualité des contrôles participent à la reconstruction de la confiance internationale. Donner une suite opérationnelle à la coopération La conférence d’Amman a rapproché deux dimensions indissociables du renouveau syrien : la solidité des institutions financières et la capacité de l’économie à accueillir des investissements productifs. Elle a aussi mis en évidence la valeur du partage d’expériences arabes, à condition d’adapter les solutions au contexte syrien et aux priorités nationales. L’UAB dispose, dans ce cadre, d’un rôle de mise en relation et d’accompagnement technique pour soutenir le dialogue entre les autorités, les banques et les partenaires du développement. La portée de cette rencontre se mesurera aux prolongements qu’elle permettra : des coopérations techniques ciblées, des relations bancaires progressivement rétablies et des projets mieux préparés. Pour la Syrie, reconstruire la confiance donne aux capitaux une perspective d’engagement durable. Pour le secteur bancaire arabe, accompagner ce mouvement représente une contribution au redressement d’une économie et au rétablissement des échanges régionaux.

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