UBA Magazine No13 2026 Revue

91 Activités de l’UBA No.13 September 2026 Le rétablissement des liens bancaires comme préalable à la relance La première journée a consacré une session au développement du secteur bancaire et à la stabilité financière, sous la présidence d’Osama Bukhari, représentant de la Chambre de commerce internationale en Arabie saoudite. Les échanges ont porté sur la modernisation des textes, la gouvernance, la transparence et la conformité aux exigences de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Ils ont aussi abordé la reconstitution des relations avec les banques arabes et internationales et l’adaptation des infrastructures de paiement. Dans son intervention principale, M.Yahya Shunnar, gouverneur de l’Autorité monétaire palestinienne, a présenté les enseignements d’une expérience confrontée à de fortes contraintes. Le renforcement de la supervision et des dispositifs de conformité doit aller de pair avec des systèmes de paiement sûrs et la préservation des relations de correspondance bancaire. L’expérience palestinienne offre ainsi des pistes de coopération technique, notamment pour l’évaluation nationale des risques et la modernisation des services financiers. La présence de représentants des banques centrales jordanienne et syrienne, de banques commerciales et d’un opérateur de paiements a permis de relier les enjeux réglementaires aux difficultés opérationnelles. Pour les établissements syriens, retrouver des correspondants et des lignes de crédit exige de pouvoir documenter les risques, échanger des informations fiables et appliquer des procédures de vigilance effectives. Le rétablissement de ces relations conditionne la fluidité des règlements internationaux et la capacité des entreprises à financer leurs échanges. M.Howard Chang, représentant d’EssentaTor, a présenté un mécanisme envisagé dans le cadre du fonds EAC pour soutenir la liquidité des investissements et mieux circonscrire les risques propres aux projets. La proposition vise notamment à faciliter le passage de financements de deux à cinq ans à des investissements de plus de dix ans. Selon la présentation d’EssentaTor, l’objectif est de mieux distinguer les risques propres à la construction et à chaque investissement des perspectives de croissance de l’économie. Cette proposition illustre la recherche d’instruments adaptés à la durée des besoins de reconstruction.

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