UBA Magazine No13 2026 Revue

13 Etudes et paroles d’experts No.13 September 2026 L’IA dans les Banques Arabes le discours à l'épreuve des chiffres Ce que révèlent dix ans de rapports annuels Dr. Ahmet Faruk Aysan Professeur et vice-doyen chargé de la recherche à l’Université Hamad Bin Khalifa Dr. Hassnian Ali Chercheur à l’Université Hamad Bin Khalifa, à Doha Les banques des six États du Conseil de coopération du Golfe (CCG) consacrent une place croissante à l’intelligence artificielle (IA) dans leur communication financière. Cet article examine si cette évolution du discours s’accompagne d’une amélioration de leur rentabilité. L’analyse repose sur 692 rapports annuels publiés entre 2016 et 2025 par des banques conventionnelles et islamiques, dont les passages consacrés à l’IA sont rapprochés des résultats financiers. La part des rapports des banques conventionnelles évoquant l’IA passe d’environ un sur dix à sept sur dix. Pourtant, l’intensité du discours ne distingue pas les banques les plus rentables, que l’on mesure la performance par le rendement des actifs ou des fonds propres. La qualité du portefeuille de crédit demeure le principal déterminant de la rentabilité. L’article interprète ce décalage entre discours et performance comme un effet de calendrier plutôt que comme un verdict sur la technologie. Il identifie les domaines où l’IA est la plus susceptible de créer de la valeur, ainsi que les obstacles propres à la région. Le rendement de l’IA dépend moins de la technologie elle-même que des choix de gestion et de gouvernance qui accompagnent son déploiement. Cette analyse conduit à cinq recommandations destinées aux conseils d’administration.

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