Revue Issue n12 for 2026

29 Magazine de l ’ Union Des Banques Arabes Dossier Spécial Institution Angle d’analyse Messages clés Indicateurs mis en avant FMI Stabilité macroéconomique Risque de ralentissement mondial et de stagflation en cas de prolongation du conflit. Croissance mondiale à 3,1 % ; pétrole au- delà de 100 dollars ; inflation potentiellement supérieure à 6 %. Banque mondiale Développement et résilience Aggravation de l’insécurité alimentaire, énergétique et de la dette. Besoins accrus de financement dans les pays fragiles. BCE Inflation et stabilité financière Transmission indirecte via énergie, marchés financiers et confiance. Croissance de la zone euro amputée de 0,5 à 0,7 point ; inflation au- dessus de 3 %. Statista Données sur les flux et infrastructures Blocage d’Ormuz, hausse des coûts de transport, recul du tourisme. Baisse de 25 à 30 % du tourisme régional ; dommages aux infrastructures. Nations Unies Droit international et crise humanitaire Débat sur la légalité du recours à la force ; risques humanitaires majeurs. Déplacements, insécurité alimentaire et baisse des financements humanitaires. OCDE Aide au développement Contraction de l’aide et fragilisation des économies vulnérables. Recul estimé de l’aide publique au développement. Les effets sur les banques arabes Les évaluations des agences de notation convergent vers un constat nuancé: les banques arabes disposent, dans plusieurs pays, de bases de capital et de liquidité relativement solides, mais elles restent exposées aux effets d’un conflit prolongé, notamment à travers la liquidité, la qualité des actifs, les sorties de dépôts, la volatilité des marchés et les risques cybernétiques. Fitch Ratings met en garde contre les risques pesant sur les banques du Golfe en cas de perturbation durable du détroit d’Ormuz, en particulier aux Émirats arabes unis, où les flux de dépôts des expatriés pourraient devenir plus sensibles à la perception du risque. Les banques égyptiennes et turques apparaissent relativement plus diversifiées, mais demeurent exposées à l’instabilité régionale et aux chocs d’inflation. BMI, filiale de Fitch Solutions, élargit l’analyse aux risques de marché, de chaînes d’approvisionnement et de cybersécurité. Un scénario de fermeture prolongée d’Ormuz constituerait un risque extrême, susceptible de mettre sous pression les bilans bancaires, les coûts de financement et la confiance des déposants. Dans les Émirats arabes unis, certaines analyses soulignent que les banques sont entrées dans la crise avec des niveaux élevés de capitalisation et de liquidité, mais identifient cinq canaux de transmission du stress: les chocs pétroliers, les flux de capitaux, la confiance des déposants, les tensions sur le crédit sectoriel et la réponse réglementaire. Le lancement par la Banque centrale des Émirats arabes unis d’un important dispositif de soutien à la résilience illustre l’importance d’une réponse proactive des autorités monétaires.

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